Paul Henriet

Corps Graves

paul.henriet@gmail.com

« […] le corps doit toucher terre » écrit Jean-Luc Nancy dans Corpus en 2000, barrant la route à une conception contemporaine du corps qui en promeut une image éthérée, une projection virtuelle qui va jusqu’à néantiser la chair. Au-delà d’un plaidoyer sur la représentation du corps humain, je compte montrer ici la valeur d’une matérialité massive exposée en majesté.

Qu’est-ce qui est constitutif du corps ? Je vise l’identification d’un noyau dur débarrassé de ce qui fait ornement.  La perte de décor fait taire les bavardages et accorde de l’espace à l’austère et au grave. Une gravité, jumelle de la pesanteur, qui conduit le massif à se charger toujours plus. Faire poids, c’est d’abord imposer sa valeur de façon incontestable. Par des principes de réduction, d’empesage, ou de contention, je resserre l’étau de l’être corps. La corporéité ultime se caractérise alors par sa densité matérielle.
La recherche des conditions minimum d’existence des corps, loin de les amenuiser, s’avère exhaler toute leur force brute. Un corps grave, c’est une existence matérielle qui s’affirme. Il s’impose avec un dénuement qui tient de l’évidence. Le corps grave résonne dans l’espace comme un « voilà » dans l’esprit : il manifeste une présence limpide.

Parcours

DSAA Mode et environnement, Ecole Duperré
BTS Mode et environnement, Ecole Duperré
MANAA, Lycée Saliège, Toulouse
Baccalauréat Littéraire option Cinéma Audiovisuel, Lycée Las Cases, Lavaur

POURSUITE D’ETUDES
Master 2 Management – Innovation, Design, et Luxe. Université Paris-Est, IAE Gustave Eiffel, Paris