Arthur Tramier

Surface de réparation

arthur.tramier@gmail.com

J’avais décidé de me remettre au vélo, alors j’ai acheté un casque, un antivol, une pompe et des rustines, au cas où. Finalement, mon vélo a été volé, et la rustine, faute d’avoir pu réparer mon pneu, est devenue mon emblème.
Cette rondelle rouge et noire est un objet de secours très attachant, l' auxiliaire robuste du tout terrain. 
Renfort de caoutchouc pour pneus crevés, la rustine devient mon objet de consolation.
Je me pose la question d'un confort du rebond, entre le mou, trop lâche et le dur, trop rigide.
En refusant l’affaissement, je prône la vigueur et je dois trouver la justesse du rebond, entre ce qui cogne et ce qui propulse. Je stimule jusqu'au claquage de corps qui demandent réparation. Il faut panser la blessure, relier le delié.
Notre corps doit pouvoir vibrer, faire sa gymnastique, alors la chair doit s’épaissir, les muscles doivent s’affermir et les tendons se tendre. Ce corps tiendra bon, entre liaison et déliaison, tout en puissance, et à l’instar de l’invertébré caoutchouc, ce sont les muscles qui feront os. Ça commence par une mêlée, ça se termine par des essais. Ça se joue sur des surfaces musculeuses, en tension, des surfaces de réparation.

Parcours

poursuite d'études : Master of Applied Arts (Dirty Art Department), Sandberg Instituut, Amsterdam
2014 : DSAA Design mention Mode, école Duperré
2013 : Stagiaire assistant artiste, Timur Si-Qin, Berlin.
2012 : BTS Communication Visuelle, ESAIG Estienne, Paris
2010 : Mise à niveau en Arts Appliqués, Lamartinière-Diderot, Lyon