formes et organisations du travail - avril 2014

Sciences Po Paris et l'école Duperré poursuivent en 2014 leur partenariat en organisant une série de conférences. Cette nouvelle intervention a pour objectif de donner aux étudiants quelques repères sur certaines grandes notions et quelques grands débats soulevés par une approche sociologique du travail et de l’économie. Elle sera animée par Olivier Pilmis, chargé de recherche au Centre de Sociologie des Organisations (CNRS-FNSP).  Elle est organisée par Anne Boursier, professeure à école Duperré.

Formes et organisations du travail, de la naissance de la firme au monde du logiciel libre

Lundi 7 avril 2014 de 16h à 18h

L’objectif de cette intervention est de donner aux étudiants quelques repères sur certaines grandes notions et quelques grands débats soulevés par une approche sociologique du travail et de l’économie. Elle fera tout d’abord le point sur la définition de termes souvent employés dans le débat public de manière équivoque (comme capitalisme, libéralisme, marché, salariat, travail, emploi). On brossera également un rapide panorama de l’évolution des formes et organisations du travail jusqu’à la seconde guerre mondiale (la naissance de la firme et donc du salariat, l’apparition des premières mesures de protection sociale, la firme taylorienne). On s’attachera ensuite, plus longuement, sur les modifications de l’organisation du travail à partir de la fin des années 1960, marquées par l’émergence d’un « nouvel esprit du capitalisme » (L. Boltanski et E. Chiapello) marqué par la recherche de la créativité et de l’épanouissement personnel, et par des logiques organisationnelles centrées sur la notion de « projet ». Les professions artistiques seront mobilisées dans ce cadre, à partir des travaux les ayant prises comme « modèle » des évolutions à venir de l’organisation du travail (P.-M. Menger). La présentation s’achèvera par une interrogation sur certaines formes d’organisation du travail par projet se situant en dehors du marché – comme celle que l’on peut rencontrer dans certains secteurs artistiques ou encore dans le monde du logiciel libre.

Public : les étudiants de CPGE, DSAA et BTS, dans la limite des places disponibles (3o étudiants).