Coline Le Corre

Ruines-à-venir

coline.lecorre@gmail.com

Mon questionnement se porte sur la fonction constructive de la ruine. La ruine marque certes l’existence de toute chose dès son origine. La fin est déjà amorcée, dans tous les commencements..
La ruine atteste de la disparition d’un état ou d’un objet antérieur. Elle est la fin d’un temps, le moment où la chose bascule dans une autre ère, où elle n’épouse plus la forme sous laquelle on l’a toujours connue. Tout en disant ce qui n’est plus, elle contient le reste et la transformation. Cet instant de transition m’intéresse, car la ruine n’est pas seulement la fin d’un processus. Elle est une rupture dans le temps et la matière, qui ne cesse de dire le changement, le basculement imminent d’un état à un autre, d’une forme à une autre.
Qu’il s’agisse du simple regard posé sur l’objet ruiné et laissé comme tel, ou bien des possibilités de renaissance et de remploi de la ruine, ou encore des éléments élevés en ruine avant même de l’être, c’est la frontière temporelle sur laquelle se situe la ruine qui me questionne.
A travers cette figure, simultanément plusieurs temps se croisent et coexistent. Ce n’est pas le passé, mais la perpétuation du passé dans le présent, une émergence de mémoire faisant lien entre l’avant et l’après, l’autrefois et le maintenant.
Enfoncement, émergence, mouvements ascendants et descendants, stratifications, réanimations, recompositions, prises d’empreintes sont autant d’actions et de manières de faire, me permettant d’illustrer ma recherche.

Parcours

2012 : Diplôme supérieur d’arts appliqués, Ecole Duperré
2011 : Stage chez Parti Pris, agence de communication évenementielle, Paris
2010 : BTS Design Textile, matériaux, surface, Ecole Duperré
2009 : Stage chez Nelly Rodi, bureau de tendances, Paris
2008 : Mise à niveau en arts appliqués, Ecole Duperré