Hervé Halgand président de Vilac

Amateur d’art et collectionneur, Hervé Halgand, président de l’entreprise Vilac installée dans le Jura depuis 1911, renouvelle le vocabulaire du jouet en bois en collaborant avec des artistes et des designers.
A l’occasion de l'exposition Vilac, 100 ans de jouets en bois au Musée des Arts Décoratifs du 18 novembre 2010 au 8 mai 2011, Dorothée Charles, conservatrice au musée des Arts décoratifs, s’est entretenue avec lui. L’entretien est accessible en cliquant sur le lien à droite.

Parcours

Diplômé de l’Ecole Duperré (1976), Hervé Halgand, au lieu de faire carrière dans la publicité, prend une autre voie pour gagner sa vie et travaille comme représentant chez Vilac.
En 1985, il rachète cette firme familiale, il sait qu’elle est «au bord du gouffre». La famille propriétaire «ne croyait plus au bois». Le repreneur, lui, croit surtout au design. «C’est lui qui donne envie d’avoir un jouet, pas spécialement le fait qu’il soit en bois.»
A la tête de Vilac, il fait tout à contre-courant. Il redessine des cordes à sauter. «Tout le monde nous a dit qu’on allait disparaître parce que la corde à sauter chinoise arrivait.» La vingtaine de modèles d’aujourd’hui «se vend très bien». Il snobe la grande distribution et favorise «les plus belles boutiques du monde». Ce qui remonte l’image de la marque. Il mise sur l’exportation, ce qui lui permet d’être moins dépendant de Noël.
Mais surtout, Vilac comprend très vite qu’un jouet est un objet qui traîne et qu’on a continuellement dans le champ de vision. Alors autant qu’il soit beau. Halgand est fier d’avoir dans son catalogue des modèles dessinés par Keith Haring lui-même.
Vilac a été parmi les premiers qui ont obtenu le label Entreprise du patrimoine vivant, créé en 2005.